Artvent #3 La toile de Salvador Dalí : Gala Placidia

Un nouveau soleil se lève, et avec lui, un nouvel article pour continuer ce beau projet qu’est Arvent, votre calendrier de l’avent artistique préféré.

Pour les retardataires, comme d’habitude, hier on a parlé de la vie (pas chiante) de Jean Cocteau, et avant-hier, je vous présentais la céramiste et talentueuse Lucie Faucon dans une petite interview. Aujourd’hui se dévoile une nouvelle série d’articles : La Toile. La Toile, c’est la présentation d’une oeuvre d’art, de son créateur et notre avis. Je dis “notre” car la passionnée et hyper calée Anna du blog Artvulgaris a accepté de m’accompagner dans l’écriture de certains des articles de cette série ! Notre but est de vous faire KIFFER votre vie, de vous faire découvrir une oeuvre méga stylée pour vous la péter en société et de faire en sorte que ce soir, vous vous couchiez moins con (ou que vous couchiez tout court, mais là j’ai vraiment pas envie d’en savoir plus). C’est presque mieux que le service public sérieux. Trève de blabla, passons à la première oeuvre et non pas la moindre.

L’Oeuvre : Gala Placidia – Salvador Dalí

Le tableau est une huile sur toile datée de 1952 aux dimensions de 65 x 54 cm. La toile est exposée à la Fondation Gala-Salvador Dalí à Figueras, en Espagne.

Vu que c’est du surréalisme, à analyser c’est un peu comme aller voir un psy mais pour quelqu’un d’autre que vous : c’est un énorme bordel. Mais bon, on peut quand même voir que l’ensemble des sphères et autres zigouigoui constituent le visage d’un femme aux airs de madone. Cette femme n’est pas n’importe qui, c’est Elena Diakonova dite Gala, femme des quelques mecs, mais surtout de Dalí. Elle sera son bras droit, son manager et sa muse.

Pour comprendre un peu qui était Gala et qui elle sera pour Salvador, allons faire un tour du côté d’Artvulgaris :

En 1928, Salva rencontre Gala, sa meuf.

Gala (1894-1982) est une mannequin et artiste d’origine russe. Auparavant mariée à Paul Eluard (poète) et en parallèle amante de Max Ernst (peintre), les deux époux rencontrent Salva en 1929. Résultat des courses, Gala va jeter les deux autres et se marier avec Salva en 1932. Petite pensée pour Paul Eluard, Polo si tu nous lis, never give up.

Bon, je vois bien que vous êtes inquiets, sachez que Polo s’est remarié 2 ans plus tard. Donc tout va bien. 

Salva et Gala forment un duo sympathique, elle pose pour lui, fait fructifier son business, et lui, il a un modèle gratos et une meuf super. Win-win.

En 1965, Salva rencontre Amanda Lear, qui sera sa nouvelle meuf. Et en même temps, il y a toujours Gala qui traîne dans les parages, je ne sais pas vraiment ce qu’ils font. 

En 1969, Gala achète un château à côté de Figueras, il deviendra la Fondation Gala-Salvador Dalí.*

Donc ce qui explique entre autre pourquoi cette toile est exposée à la Fondation. Tout est lié je vous dis.

Mais si l’analyse de cette oeuvre en particulier est assez complexe, c’est parce qu’elle appartient au courant surréaliste dont Dalí est un peintre majeur. Essayons un peu de comprendre qui il était.

*extrait de l’article Salvador Dalí

Là je vous préviens, ça part comme dans C’est pas sorcier, parce qu’Anna à moi, c’est un peu ce que Jamy est à Fred vous comprenez.

« Alors, dis moi Anna… »

Salvador Dalí, c’est qui ?

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En gros :

Dalí c’est un mec né en 1904 en Espagne. 

Quand on pense à Salvador, on se dit que c’est un surréaliste. Alors, oui, mais n’allez pas trop vite en besogne si je puis me permettre. Au début de sa carrière, Dalí était très inspiré par l’impressionnisme, il faisait beaucoup de paysages très classiques du genre ça :

Moonlight Night 1918

Puis il commence à s’intéresser au dadaïsme puis au surréalisme. Alors certes, son style est assez surréaliste, mais il ne fera pas longtemps partie du groupe : André Breton va le dégager assez rapidement car Dalí a des idées qui dérangent, et n’est pas assez surréaliste pour lui. Bon, il faut savoir qu’André Breton, c’était pas un rigolo, il a viré beaucoup de monde dudit groupe. 

Ce qui est certain, c’est que Salva, bien que n’ayant pas vraiment pas fait partie du groupe des surréalistes, en est le représentant le plus connu et le plus mondialement médiatisé. 

Dalí va aussi beaucoup s’inspirer de Picasso, qui, selon lui, était un autre génie espagnol (comme lui donc). Vous sentez l’ego du gars qui prend de la place.

Bref, Dalí est un artiste qui a beaucoup de facettes, mais ce ne sont pas QUE les horloges qui coulent partout et les moustaches à tout va. Il y a une réelle cohérence dans son travail, certains thèmes reviennent très souvent : Gala, comme on l’a vu auparavant, le pain revient aussi régulièrement, la religion catholique, les sphères…

Ce qu’on aime dans cette toile

L’avis d’Anna

La toile Gala Placidia est assez représentative du style de Dalí : on y retrouve les sphères, sa femme, Gala, une maîtrise technique impec’, des couleurs pastels, une réflexion sur la physique, les particules, une référence à la religion catholique, et de surcroît, c’est canon. 

Je peux pas vous dire mieux. 

Bon et en plus elle est vraiment magnifique, on ne va pas se mentir. Ouais, c’est subjectif. Allez ça va, vous êtes d’accord c’est certain.

L’avis de Pepper

Moi je suis moins technique et je n’y connais rien alors je vais vous dire que j’aime cette oeuvre pour son détail, le sentiment dérangeant qu’elle provoque dans sa dislocation, la beauté de ces couleurs, cette lumière qui transporte quelque chose de puissant, non ? Gala est une déesse dans le ciel, elle nous cache son regard aussi chaste que dédaigneux. Elle domine, elle surplombe, comme une mère et en même temps comme une ombre éparse dans l’espace. Ouais elle est magnifique. Et ouais nos subjectivités se rejoignent, et si ça vous pose un problème, bah heureusement qu’on est en putain de démocratie.

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***

J’espère que cet article vous a plu ! On se retrouve demain pour un nouveau sujet à traiter… en attendant, lâchez votre meilleur avis en commentaires et suivez Anna sur Instagram @artvulgaris et sur son site Artvulgaris.com.

A demain !

Pepper.

2 commentaires

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