Ballade Parisienne.

Stress, tension, pression, nervosité, surcharge, impatience… à Paris, on est quelque part très éloignés du basique #MBD (métro, boulot, dodo). Pleins de facteurs s’ajoutent à ce quotidien à la façade pourtant basique, nous amenant à penser que les journées de 24H sont devenues trop courtes, que nous n’avons jamais le temps de nous occuper de nous et donc que c’est pas notre faute si on doit se tartiner de maquillage pour cacher notre imperfection inavouable, que le métro pue mais qu’il fait trop froid pour prendre le vélib’ (et aussi parce qu’on a un peu la flemme, qu’il fait froid et qu’on est déjà assez fatigués comme ça).

Alors que faire ? Que faire quand la ville critiquée pour ses habitants renfermés, encrassés par la pollution, pessimistes et étriqués dans des 40 mètres carrés à 1 200 euros par mois sature, se fatigue, se lasse.

Et bien… rien de plus simple : il faut vaincre le mal par le mal :

Il faut redécouvrir Paris, pour se redécouvrir.

Quand le moral est au plus bas, rien de mieux qu’une longue marche dans Paris.
Quand il fait nuit, que les masses de touristes sont rentrées se coucher.
Quand il ne reste que la Cour Carrée, la Tour Eiffel, la Place Vendôme, ces demoiselles de métal, de pierre et de verre, ces parisiennes illuminées.
Quand elle ne dort jamais, mais qu’elle semble apaisée, authentique et secrète après le coucher du soleil.

Vous le connaissez, ce Paris-ci ?

Je me souviens de cette nuit où avec mes amis nous marchions sans savoir ou aller, nous errions pendant des heures, rendant visite à Rive-Gauche, puis Rive-Droite, à la recherche d’invendus et de repères inconnus. Je me souviens m’être dit « il semble si lointain le jour, si inaccessible, ce Paris-ville-mondiale. Mais la nuit tout change, il nous appartient, il nous murmure qu’il nous aime, que personne ne prendra la place que nous occupons dans son cœur, ça jamais. Que je suis sa muse et qu’il est la mienne. ».

Paris m’inspire, et pas de la manière la plus commune. Il ne m’inspire pas par ses grands musées, ses boutiques, ses quartiers chics et ses grands événements. Il m’inspire dans le vieil homme aux allures de Léonard de Vinci qui joue de la contrebasse sous les arches du Louvre en échange de quelques pièces, il m’inspire dans l’arôme sucré de ses cafés où l’on campe des heures durant pour refaire le monde, il m’inspire dans les squats d’artistes des Halles et le parfum de ses vieux livres usés.

Oui, le corps de Paris est moderne, mondialisé, grincheux.
Mais son âme, elle, est ancienne, révoltée, sensible, poète et philosophe.

Comme nous.

 

Pepper.

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